Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
De l'armée de hackers du Bureau 121 au vol record de 1,5 Mds$ sur Bybit, découvrez comment la Corée du Nord est devenue une superpuissance cybercriminelle.

Isolée, sous le coup de sanctions internationales écrasantes, la Corée du Nord a trouvé une arme asymétrique redoutable pour financer son régime et ses ambitions militaires : le cyberespace. En quelques années, le "royaume ermite" a bâti une armée de hackers d'élite, devenant la plus grande menace cybercriminelle mondiale, avec une spécialisation macabre : le vol de cryptomonnaies.
Avec des attaques de plus en plus audacieuses et sophistiquées, comme le vol historique de 1,5 milliard de dollars sur la plateforme Bybit, les pirates nord-coréens ne se contentent plus de voler de l'argent ; ils financent directement le programme nucléaire et balistique de Kim Jong-un. Ce guide complet décrypte la structure de cette armée de l'ombre, ses tactiques et l'impact de ses opérations sur la sécurité mondiale .
Le programme cybernétique de Pyongyang n'est pas l'œuvre d'amateurs. Il est orchestré par le Bureau Général de Reconnaissance (RGB), l'agence de renseignement militaire du pays. Cette entité abrite plusieurs unités spécialisées :
Cette armée numérique est alimentée par une "université des hackers" qui recrute les esprits les plus brillants du pays, créant un pipeline constant de nouveaux talents .
Face à l'étau des sanctions, la Corée du Nord a fait du vol de cryptomonnaies sa principale source de devises étrangères. Les chiffres sont vertigineux :
L'attaque contre Bybit en février 2025 marque un tournant. En volant 1,5 milliard de dollars d'Ethereum en une seule opération, le groupe Lazarus a démontré une capacité d'exécution sans précédent .
Les hackers nord-coréens maîtrisent des techniques d'une redoutable efficacité.
Une fois les cryptos volées, le plus dur reste à faire : les blanchir sans se faire repérer. La Corée du Nord est passée maître dans cet art .
La menace cybernétique nord-coréenne n'est pas un simple problème de criminalité. C'est un enjeu de sécurité internationale. Selon l'ONU, les revenus tirés de ces activités illicites financent jusqu'à 40% du programme de développement de missiles de Pyongyang .
Face à cette menace hybride, la réponse internationale s'organise, combinant sanctions ciblées contre les hackers et les mélangeurs, coopération entre agences de renseignement et sensibilisation du secteur privé . Cependant, la résilience du réseau nord-coréen et l'innovation constante de ses tactiques rendent la lutte extrêmement difficile.
Cette guerre de l'ombre dans le cyberespace illustre la manière dont des États-nations peuvent exploiter les vulnérabilités du monde numérique pour contourner l'ordre international et poursuivre leurs objectifs stratégiques. C'est un défi qui ne fera que s'intensifier, nécessitant une vigilance et une coopération mondiales sans précédent.
Rédigé par Mouctar Conte, fondateur de Le Journal Crypto – votre source d'actualités blockchain et crypto, fiable et francophone.
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