
Trump financé par les Émirats dans sa crypto
Le Wall Street Journal révèle qu'une société des Émirats arabes unis a investi dans World Liberty Financial, le projet crypto de la famille Trump, soulevant des.
Enquête. Des transactions blockchain relient le projet crypto de Trump (WLFI) à des entités nord-coréennes et iraniennes. Un scandale majeur qui mêle politique et sécurité nationale.

C'est un scandale aux allures de thriller géopolitique. Le 18 septembre 2025, l'organisation de surveillance Accountable.US a publié un rapport dévastateur intitulé "American Sell-Out". L'accusation est sans précédent : World Liberty Financial (WLFI), l'entreprise de cryptomonnaie directement liée à la famille Trump, aurait vendu ses jetons à des entités connectées à des adversaires majeurs des États-Unis, notamment la Corée du Nord, l'Iran et la Russie.
Cette affaire explosive ne se limite pas à un simple conflit d'intérêts. Elle soulève des questions fondamentales sur la sécurité nationale des États-Unis et révèle comment l'économie numérique pourrait devenir un nouveau canal d'influence pour les régimes sanctionnés.
Le rapport s'appuie sur une analyse minutieuse de la blockchain, mettant en lumière plusieurs transactions pour le moins troublantes :
Ce qui rend ces accusations encore plus graves, c'est le contexte dans lequel elles s'inscrivent.
Tornado Cash, le "mixeur" de cryptomonnaies favori du Lazarus Group pour blanchir des centaines de millions de dollars, avait été sanctionné par le Trésor américain. Or, de manière très controversée, l'administration Trump a levé ces sanctions en mars 2025, quelques mois seulement avant que ces transactions suspectes n'aient lieu.
Cette décision, couplée aux gains personnels faramineux de Donald Trump grâce à ce projet (estimés à 57,4 millions de dollars), dessine les contours d'un conflit d'intérêts potentiellement sans précédent. Selon les dernières déclarations, les actifs crypto représentent désormais 73% de la fortune nette de Trump.
Ces révélations ont provoqué une onde de choc à Washington. Le représentant démocrate Sean Casten a accusé l'opposition de bloquer activement les lois anti-blanchiment pour "protéger les sources de revenus illicites de Trump".
Ned Price, ancien porte-parole du Département d'État, a souligné un risque structurel majeur : la proximité entre le Président et un projet crypto crée une vulnérabilité exploitable par les adversaires de l'Amérique. L'influence auprès de la Maison Blanche devient une marchandise qui peut potentiellement s'acheter de manière anonyme via des jetons numériques.
Au-delà de ce scandale, World Liberty Financial est un projet qui suscite la méfiance. Contrairement à l'éthos de la finance décentralisée, WLFI est hautement centralisé, avec une fonction "blacklist" qui donne à ses administrateurs le pouvoir de geler les jetons de n'importe qui, sans préavis.
Ils en ont d'ailleurs fait usage en septembre 2025 en gelant 2,3 milliards de jetons (d'une valeur de 750 millions de dollars) appartenant à Justin Sun, le fondateur de Tron et l'un de leurs plus gros investisseurs, déclenchant une vive polémique sur la fiabilité de leur gouvernance.
L'affaire "American Sell-Out" est bien plus qu'un scandale crypto. Elle pose une question fondamentale : un dirigeant politique peut-il être autorisé à tirer un profit direct et massif d'un secteur qu'il est chargé de réglementer, surtout lorsque cela crée des failles de sécurité nationale ?
Comme le demande le directeur d'Accountable.US, ce projet est-il devenu un "canal ouvert pour la corruption et l'influence étrangère" ?
Cette controverse risque de paralyser toute avancée législative sur les cryptomonnaies aux États-Unis et d'éroder durablement la confiance du public. Elle pourrait marquer un tournant, non seulement pour la régulation crypto, mais aussi pour les règles éthiques qui s'appliquent aux plus hauts responsables de l'État à l'ère du numérique.

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