Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
Vitalik Buterin dénonce violemment la loi européenne Chat Control qui imposerait la surveillance de masse des messages privés. Analyse de cette bataille cruciale pour la vie privée numérique.

Le cofondateur d’Ethereum Vitalik Buterin vient de lancer une attaque frontale contre la proposition européenne “Chat Control”, dénonçant une mesure de surveillance de masse qui menacerait les libertés fondamentales [1][2]. Dans un message viral sur X, Buterin martèle : “On ne peut pas sécuriser la société en fragilisant les citoyens”, s’insurgeant contre un projet qui obligerait les plateformes à scanner tous les messages privés.
La proposition de règlement européen sur la “lutte contre les abus sexuels sur enfants en ligne” (CSAM), surnommée “Chat Control”, imposerait le scanning automatique de tous les messages, photos et fichiers échangés sur les plateformes numériques . Cette mesure toucherait tous les 450 millions de citoyens européens, sans exception ni soupçon préalable .
Le projet obligerait les services numériques - emails, réseaux sociaux, messageries - à analyser le contenu avant chiffrement, créant de facto des portes dérobées dans toutes les communications privées [4][5]. Même les messageries chiffrées de bout en bout comme WhatsApp, Signal ou Telegram seraient concernées .
Buterin pointe du doigt l’hypocrisie flagrante des dirigeants européens : “Le fait que les responsables gouvernementaux veuillent s’exempter de leur propre loi en dit long” . Selon des documents divulgués, les ministres de l’Intérieur européens prévoient d’exempter leurs propres communications ainsi que celles des services de renseignement, police et militaires .
Cette double mesure révèle que les officiels comprennent parfaitement les dangers de leur proposition, craignant que même les secrets militaires “puissent finir aux mains des États-Unis à tout moment” selon EU Reporter .
La situation politique reste tendue avec 14 États membres soutenant la proposition contre 9 opposants et 4 indécis . L’Allemagne détient la clé du vote, son positionnement final déterminant l’adoption ou le rejet de la loi . Si l’Allemagne vote favorablement, la loi passera ; en cas d’abstention ou d’opposition, elle échouera.
Cette bataille illustre une fracture profonde au sein de l’UE entre partisans de la sécurité à tout prix et défenseurs des libertés numériques .
La mobilisation contre Chat Control prend une ampleur exceptionnelle. Une pétition lancée par l’ancien agent DGSI Christophe Boutry a déjà recueilli plus de 37 000 signatures . Le site FightChatControl.eu centralise la résistance, dénonçant une “surveillance de masse imposée à tous les citoyens de l’UE” .
Des personnalités tech influentes comme Pieter Levels appellent les Européens à “combattre Chat Control” et à ne pas laisser Ursula von der Leyen lire leurs conversations privées .
Dans sa critique, Buterin développe un argument technique fondamental : “Nous méritons tous la vie privée et la sécurité, sans portes dérobées inévitablement piratables” . Cette position s’appuie sur un consensus cryptographique : toute faiblesse introduite “pour les gentils” peut être exploitée par les criminels, États hostiles ou terroristes .
L’affaiblissement du chiffrement de bout en bout exposerait toutes les communications sensibles - données financières, médicales, privées - à des acteurs malveillants .
Les experts soulignent que les algorithmes de détection produisent des millions de faux positifs quotidiens . Des photos de vacances ou conversations privées innocentes seraient régulièrement signalées comme suspectes, créant des blocages injustifiés et accusations erronées .
Paradoxalement, les organisations de protection de l’enfance et l’ONU avertissent que cette surveillance de masse ne prévient pas réellement les abus et rend les enfants moins sûrs en affaiblissant la sécurité globale .
Pour Vitalik, fervent défenseur de la décentralisation et de la vie privée, Chat Control représente une menace existentielle pour l’innovation européenne . Cette loi pourrait pousser les développeurs crypto hors d’Europe vers des juridictions plus respectueuses de la vie privée .
Le trader Onur souligne l’ironie : “En tentant d’améliorer la ‘sécurité’, les législateurs pourraient accélérer l’adoption d’alternatives Web3 décentralisées” où le chiffrement et la souveraineté des données sont fondamentales .
La proposition viole potentiellement les Articles 7 et 8 de la Charte européenne des droits fondamentaux garantissant la vie privée et la protection des données . Cette contradiction juridique fragilise l’ensemble du projet et ouvre la voie à des contestations judiciaires massives.
L’UE risque de créer un précédent international dangereux, permettant aux gouvernements autoritaires de justifier leur propre surveillance en citant la politique européenne .
L’intervention de Vitalik s’inscrit dans sa vision cohérente de la technologie comme outil de liberté . En avril 2025, il décrivait déjà la vie privée comme “fondement de la liberté personnelle et de la décentralisation” .
Cette position rejoint son combat constant pour des systèmes ouverts et vérifiables face aux tentatives de contrôle centralisé, qu’elles viennent des gouvernements ou des entreprises tech .
La communauté crypto européenne voit dans Chat Control une menace directe à l’éthos décentralisé de la blockchain. Si l’Europe impose la surveillance de masse, les projets DeFi, les portefeuilles décentralisés et les applications Web3 pourraient devenir incompatibles avec la législation européenne .
Cette situation pourrait créer un “brain drain” crypto européen vers des juridictions plus libérales, affaiblissant la position de l’Europe dans la course à l’innovation blockchain.
Chat Control s’inscrit dans une course mondiale à la surveillance numérique. Alors que la Chine impose sa surveillance via ses plateformes nationales et que les États-Unis renforcent leurs capacités d’écoute, l’Europe tente de légaliser sa propre surveillance de masse .
Cette escalade inquiète les défenseurs des droits numériques qui y voient une “normalisation de l’autoritarisme numérique” au niveau mondial .
L’affaiblissement du chiffrement européen pourrait nuire à la compétitivité de l’économie numérique européenne . Les entreprises et citoyens pourraient préférer des services non-européens garantissant une sécurité totale, créant une fuite vers des plateformes américaines ou asiatiques.
Le vote final approche rapidement, les États membres devant finaliser leurs positions . L’Allemagne reste la clé de voûte : sa décision déterminera l’avenir de 450 millions d’Européens en matière de vie privée numérique.
La pression citoyenne s’intensifie avec des manifestations, pétitions et campagnes de sensibilisation dans toute l’Europe. Chaque jour compte dans cette bataille pour les libertés numériques .
Si Chat Control passe, la communauté tech prépare déjà des alternatives décentralisées : messageries P2P, réseaux distribués, protocoles résistants à la censure. Ces solutions pourraient accélérer l’adoption du Web3 en Europe, créant ironiquement l’effet inverse de celui recherché par les régulateurs.
La déclaration de guerre de Vitalik Buterin contre Chat Control cristallise un enjeu majeur : l’Europe choisira-t-elle la surveillance de masse ou les libertés numériques ? Son cri d’alarme - “On ne peut pas sécuriser la société en fragilisant les citoyens” - résume parfaitement le dilemme technologique et démocratique de notre époque.
Cette bataille dépasse largement le cadre crypto pour toucher tous les citoyens européens. Avec l’Allemagne en position d’arbitre final, les prochaines semaines détermineront si l’Europe devient un modèle de protection des libertés numériques ou rejoint le club des surveillances de masse . Pour l’écosystème blockchain et crypto, l’enjeu est existentiel : préserver l’innovation décentralisée européenne ou accepter sa fuite vers des cieux plus libres .
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