Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
Retour sur l'article de 2016 qui annonçait la fin du Bitcoin. Aujourd'hui à plus de 120 000$, découvrez pourquoi les sceptiques se sont trompés et la leçon de résilience du BTC.

Le 19 janvier 2016, alors que le Bitcoin s'échangeait péniblement à 379 dollars, le Washington Post publiait une oraison funèbre retentissante : "R.I.P., Bitcoin. It's time to move on." ("Repose en paix, Bitcoin. Il est temps de passer à autre chose."). L'auteur, Mike Hearn, n'était pas un observateur extérieur, mais un développeur respecté des débuts du Bitcoin, ce qui donnait à sa déclaration un poids considérable. Il déclarait l'expérience comme un "échec" fondamental.
Aujourd'hui, alors que le Bitcoin a dépassé les 120 000 dollars et que sa capitalisation se mesure en trillions, cet article est devenu une pièce de musée, un témoignage spectaculaire de la difficulté à saisir la portée d'une révolution en marche. Cet "échec" s'est transformé en l'un des actifs les plus performants de l'histoire. Analysons les arguments de l'époque et pourquoi, neuf ans plus tard, ils nous enseignent une leçon cruciale sur l'innovation et la résilience.
Pour comprendre la déclaration de Mike Hearn, il faut se replonger dans le contexte de 2016. Le Bitcoin faisait face à sa première grande crise existentielle, connue sous le nom de la "guerre de la taille des blocs" (block size war). Les arguments des sceptiques, et de Hearn en particulier, reposaient sur des problèmes qui semblaient alors insurmontables :
De ce point de vue, en 2016, l'expérience semblait effectivement avoir échoué à devenir un système de paiement mondial efficace.
Neuf ans plus tard, l'histoire a offert une réponse cinglante. Le Bitcoin n'est pas mort ; il est sorti renforcé de chacune de ces crises. C'est le principe de l'anti-fragilité : ce qui ne le tue pas le rend plus fort.
L'article du Washington Post est une leçon d'humilité pour tous les analystes et investisseurs. Il nous rappelle que :
L'oraison funèbre de 2016 n'est qu'un exemple parmi les centaines de fois où le Bitcoin a été déclaré "mort". Ce scepticisme récurrent est devenu un rite de passage, un indicateur presque contre-intuitif de la santé et de la pertinence continue du réseau.
Chaque fois qu'un obstacle semble insurmontable, la communauté décentralisée trouve une solution, et le réseau en sort plus fort. La leçon à plus de 120 000 dollars est claire : parier contre la capacité d'adaptation et l'ingéniosité d'un réseau ouvert et mondial est un pari risqué. Le Bitcoin n'est pas seulement une technologie ; c'est un organisme vivant qui a prouvé, maintes et maintes fois, qu'il était là pour durer.
Rédigé par Mouctar Conte, fondateur de Le Journal Crypto – votre source d'actualités blockchain et crypto, fiable et francophone.
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
Le marché des cryptomonnaies fait face à une baisse généralisée, confirmant son entrée dans un bear market durable affectant Bitcoin et l'ensemble des altcoins.
ING Deutschland, la plus grande banque de détail allemande, permet désormais à ses clients d'investir dans des ETP sur Bitcoin, Ether et Solana via leur.