Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
Le marché des cryptomonnaies fait face à une baisse généralisée, confirmant son entrée dans un bear market durable affectant Bitcoin et l'ensemble des altcoins.
Depuis plusieurs mois, le constat est sans appel : le marché des cryptomonnaies est entré dans une phase de baisse prolongée, communément appelée "bear market". Loin d'une simple correction passagère, cette tendance baissière s'est installée durablement, effaçant une part substantielle de la valorisation acquise lors du précédent cycle haussier. Les analystes, comme ceux de Cryptoast, s'accordent sur ce diagnostic d'un marché en hibernation.
La capitalisation totale du marché, qui avait frôlé les 3 000 milliards de dollars à son apogée fin 2021, a été divisée par plus de deux, oscillant désormais bien en dessous de la barre des 1 500 milliards. Le Bitcoin (BTC), locomotive de l'écosystème, a vu son prix chuter de plus de 60 % depuis son record historique proche de 69 000 $. Cette chute n'est pas isolée et entraîne avec elle l'ensemble des actifs numériques.
Ethereum (ETH) et les autres altcoins majeurs subissent des pertes encore plus importantes, une dynamique typique des marchés baissiers où la liquidité se recentre sur des actifs jugés plus "sûrs" comme le Bitcoin. Cette baisse généralisée n'est pas le fruit du hasard mais la conséquence d'une série de facteurs interconnectés, tant internes qu'externes à l'écosystème crypto.
La principale cause de ce retournement de marché est à chercher du côté du contexte macroéconomique mondial. Pour lutter contre une inflation galopante, les grandes banques centrales, menées par la Réserve Fédérale américaine (Fed) et la Banque Centrale Européenne (BCE), ont opéré un resserrement monétaire drastique. La hausse des taux directeurs a rendu les placements sans risque plus attractifs, détournant les capitaux des actifs à risque comme les actions technologiques et les cryptomonnaies.
Cette corrélation accrue avec les marchés traditionnels, notamment l'indice Nasdaq, a exposé le secteur crypto à une aversion au risque généralisée. Les investisseurs, qu'ils soient institutionnels ou particuliers, ont massivement réduit leur exposition pour se protéger de la volatilité dans un climat économique incertain, marqué également par des tensions géopolitiques.
À ces pressions externes se sont ajoutées des crises de confiance internes qui ont profondément ébranlé l'écosystème. Plusieurs événements majeurs ont agi comme des catalyseurs de la baisse :
Les conséquences de ce bear market sont multiples et touchent tous les pans de l'industrie. Pour les investisseurs, les pertes sont considérables, en particulier pour ceux entrés au sommet du marché. De nombreuses entreprises du secteur ont dû procéder à des vagues de licenciements massifs pour survivre, y compris des géants comme Coinbase. Le financement par capital-risque, autrefois abondant, s'est également tari, rendant la survie difficile pour les jeunes projets.
Cependant, les cycles de marché font partie intégrante de l'histoire des cryptomonnaies. Ces périodes de "nettoyage" permettent d'assainir l'écosystème en éliminant les projets les moins solides et la spéculation excessive. Le bear market force les équipes restantes à se concentrer sur l'essentiel : la construction de technologies robustes et la création de valeur à long terme, loin de l'euphorie spéculative.
Historiquement, les marchés baissiers ont toujours été des périodes d'innovation intense qui ont posé les fondations du cycle haussier suivant. Pendant que les prix stagnent, des acteurs institutionnels majeurs comme BlackRock continuent de bâtir des infrastructures, signalant une confiance persistante dans le potentiel de la technologie à long terme. Le marché se prépare ainsi, dans le calme, à la prochaine phase de son évolution.
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
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