
Bear Market Crypto 2025 : Cara de Steady Lads Confirme un
Selon l'analyse technique de Cara de Steady Lads, le marché crypto ne traverse pas une simple correction mais un véritable changement de tendance.
L’ACPR, le gendarme bancaire français, mène des inspections anti-blanchiment sur plus de 100 acteurs crypto, dont Binance. L’objectif : trier les candidats à la précieuse licence européenne MiCA avant 2026. Un tour de vis réglementaire décisif pour l’avenir du secteur en Europe.

Un vent de rigueur souffle sur le secteur des cryptomonnaies en France. L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR), le régulateur bancaire français, a lancé une vaste campagne d’inspections visant des dizaines d’acteurs crypto, y compris des géants comme Binance et la plateforme française Coinhouse [3][9]. L’enjeu est de taille : déterminer qui, parmi plus de 100 entités déjà enregistrées en France, obtiendra le précieux sésame pour opérer dans toute l’Union Européenne : la licence MiCA (Markets in Crypto-Assets).
Le règlement européen MiCA, qui entrera pleinement en vigueur en 2026, est sur le point de transformer le paysage réglementaire. Pour continuer à servir des clients en Europe, les entreprises doivent obtenir un agrément MiCA dans l’un des 27 États membres, qu’elles pourront ensuite “passeporter” dans toute l’Union.
La France, avec plus de 100 entreprises enregistrées en tant que Prestataire de Services sur Actifs Numériques (PSAN), est une place centrale pour l’obtention de cette licence. Cependant, la transition est loin d’être une formalité [5][6]. À ce jour, seules quatre entreprises ont réussi à obtenir l’agrément MiCA en France :
Ce faible nombre d’élus montre à quel point les exigences sont élevées, et ces inspections de l’ACPR servent de filtre pour ne retenir que les acteurs les plus robustes en matière de conformité.
Les contrôles, qui ont débuté discrètement fin 2024, se concentrent sur un point névralgique : la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB-FT) .
Selon des sources proches du dossier, Binance aurait été spécifiquement invitée à renforcer ses contrôles de risque à l’issue de son inspection . Un porte-parole de la plateforme a déclaré que ces inspections font partie “d’une composante routinière du contrôle réglementaire” pour une entreprise enregistrée .
Ces audits peuvent déboucher sur des demandes concrètes, comme le recrutement de personnel de conformité supplémentaire ou le renforcement des systèmes de sécurité informatique. Les entreprises disposent généralement de plusieurs mois pour se mettre en conformité. Un échec pourrait non seulement entraîner des sanctions, mais surtout compromettre l’obtention de la licence MiCA, ce qui équivaudrait à une exclusion du marché européen .
Cette initiative française s’inscrit dans un mouvement plus vaste. La France, aux côtés de l’Autriche et de l’Italie, fait pression pour que l’Autorité Européenne des Marchés Financiers (ESMA) supervise directement les plus grands acteurs de la crypto .
L’objectif est d’éviter le “shopping réglementaire”, un scénario où les entreprises choisiraient de s’établir dans les pays jugés les plus laxistes pour obtenir leur licence MiCA, créant ainsi des failles dans le système de protection européen. Cette proposition vise à harmoniser l’application de MiCA et à assurer une surveillance plus efficace et centralisée .
Loin d’être une simple formalité administrative, cette vague d’inspections menée par l’ACPR marque un tournant. L’ère de l’autorégulation ou de la régulation légère est révolue en Europe. Pour les exchanges, la démonstration d’une conformité LCB-FT à toute épreuve est désormais une condition de survie.
Ces contrôles préparent le terrain pour une industrie plus mature et sécurisée. Ils confirment le rôle de la France comme un hub stratégique mais exigeant pour l’industrie crypto, et envoient un message clair : seuls les acteurs les plus sérieux et les plus conformes auront leur place sur le marché unifié européen de demain.

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