Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
La Bank of England (BoE) s’apprête à accorder des exemptions significatives aux limites de détention de stablecoins proposées pour les entreprises, marquant un revirement stratégique face à la pression de l’industrie crypto et à la compétition croissante avec les États-Unis, selon Bloomberg le 7 octobre 2025

La Banque d'Angleterre (BoE) effectue un virage stratégique majeur concernant sa politique sur les stablecoins. Face à une forte pression de l'industrie crypto et à la compétition internationale, notamment des États-Unis, la banque centrale s'apprête à assouplir considérablement les limites de détention qu'elle prévoyait d'imposer aux entreprises.
En parallèle, la BoE a également annoncé qu'elle autoriserait désormais l'utilisation des stablecoins comme actifs de règlement dans son "Digital Securities Sandbox", un environnement de test pour la finance de demain, inversant ainsi sa position antérieure. Ce double revirement signale une approche plus pragmatique visant à préserver la compétitivité de Londres comme hub financier mondial.
C'est un revirement spectaculaire qui témoigne de l'influence croissante de l'écosystème crypto. La Banque d'Angleterre, l'une des institutions financières les plus anciennes et les plus prudentes au monde, s'apprête à faire marche arrière sur sa politique restrictive concernant les stablecoins. Selon des informations de Bloomberg, la banque va accorder des exemptions majeures aux limites de détention qu'elle comptait imposer aux entreprises.
Cette décision n'est pas une simple modification technique. C'est un pivot stratégique forcé par la grogne de l'industrie et la peur de voir Londres se faire distancer par New York dans la course à l'innovation financière.
Pour comprendre l'ampleur de ce changement, il faut revenir à la proposition initiale de la BoE. Les régulateurs britanniques envisageaient de plafonner la détention de stablecoins "systémiques" (comme l'USDT et l'USDC) à 10 millions de livres sterling pour les entreprises.
L'industrie crypto a immédiatement qualifié cette mesure d'"impraticable". Pourquoi ? Parce que le modèle économique des acteurs clés du secteur repose sur la détention de larges pools de liquidité. Demander à une plateforme d'échange de ne pas détenir plus de 10 millions de livres en stablecoins, c'est comme demander à un supermarché de limiter le montant dans ses caisses à quelques milliers d'euros : cela paralyserait ses opérations en quelques heures. Les teneurs de marché et les fournisseurs de liquidité, qui ont besoin de réserves massives pour fonctionner, auraient été de facto exclus du marché britannique.
Face à ce tollé, la Banque d'Angleterre a choisi le pragmatisme en annonçant deux changements majeurs :
1. Des Exemptions pour les Professionnels
La BoE va créer un système de dérogations pour les entreprises qui peuvent prouver un besoin opérationnel légitime de détenir des montants supérieurs à la limite. Les plateformes d'échange, les teneurs de marché et autres institutions financières pourront demander une exemption, leur permettant de continuer à opérer efficacement au Royaume-Uni.
2. Les Stablecoins Entrent au "Sandbox"
Dans un revirement encore plus spectaculaire, la BoE a annoncé qu'elle autoriserait les stablecoins comme actifs de règlement dans son Digital Securities Sandbox (DSS). Ce "bac à sable" réglementaire est le laboratoire où le Royaume-Uni expérimente le futur de la finance, notamment la tokenisation d'actifs réels (actions, obligations, immobilier).
Cette décision est un virage à 180°, car la BoE avait explicitement interdit les stablecoins de ce programme à son lancement, les jugeant trop risqués. Elle reconnaît désormais que ces derniers pourraient "apporter une innovation utile pour les marchés de gros".
Pourquoi un tel changement de cap ? La réponse se trouve de l'autre côté de l'Atlantique. L'industrie financière britannique a vu avec une inquiétude croissante les États-Unis prendre une longueur d'avance grâce au GENIUS Act, une loi qui a créé un cadre clair et attractif pour les émetteurs de stablecoins.
Les chiffres sont brutaux :
Cette asymétrie spectaculaire a servi d'électrochoc. La Banque d'Angleterre a compris que si elle maintenait une position trop rigide, les capitaux, les talents et l'innovation migreraient simplement vers des juridictions plus accueillantes, menaçant le statut de Londres comme capitale financière mondiale. Même le gouverneur de la BoE, Andrew Bailey, historiquement très sceptique, a reconnu que les stablecoins pourraient "favoriser l'innovation".
Le revirement de la Banque d'Angleterre est une victoire majeure pour l'industrie crypto britannique et une leçon pour les régulateurs du monde entier. Il démontre que face à une innovation aussi puissante et à une compétition internationale féroce, le pragmatisme doit l'emporter sur la rigidité idéologique.
En acceptant de dialoguer avec le secteur et d'adapter ses règles à la réalité opérationnelle, la BoE ne fait pas qu'éviter une fuite des cerveaux. Elle positionne le Royaume-Uni comme un acteur crédible et flexible dans la définition de la finance de demain. Cette décision intensifie la compétition entre Londres, Paris et d'autres hubs financiers pour attirer les leaders de l'économie numérique. La course est plus ouverte que jamais.
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