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Grayscale lance le staking sur ses ETPs Ethereum et Solana (ETHE, ETH, GSOL), offrant aux investisseurs américains une exposition spot avec génération de revenus on-chain.

Grayscale Investments a franchi le 6 octobre 2025 une étape historique en activant le staking sur ses produits Ethereum Trust ETF (ETHE), Ethereum Mini Trust ETF (ETH) et Solana Trust (GSOL), devenant ainsi le premier émetteur américain à proposer des ETPs crypto spot avec génération de rendements on-chain .
Cette annonce marque “un jalon de premier plan dans l’industrie” selon les termes de Grayscale, permettant pour la première fois aux investisseurs américains d’accéder aux récompenses de staking via des véhicules d’investissement réglementés négociables sur compte de courtage traditionnel .
Peter Mintzberg, CEO de Grayscale, a déclaré : “Le staking dans nos fonds spot Ethereum et Solana représente exactement le type d’innovation de premier plan que Grayscale a été construit pour offrir. En tant que premier émetteur d’ETF d’actifs numériques au monde par encours, nous croyons que notre plateforme de confiance et à grande échelle nous positionne uniquement pour transformer de nouvelles opportunités comme le staking en potentiel de valeur tangible pour les investisseurs” .
Avec environ 35 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 30 septembre 2025, Grayscale consolide sa position de plus grande plateforme d’investissement focalisée sur les actifs numériques au monde [1][6]. Cette échelle institutionnelle lui permet de déployer des infrastructures de staking sophistiquées inaccessibles aux émetteurs de moindre envergure.
Le Grayscale Ethereum Trust ETF (ticker : ETHE) et le Grayscale Ethereum Mini Trust ETF (ticker : ETH), tous deux cotés sur NYSE Arca, sont devenus les premiers ETPs crypto spot listés aux États-Unis à activer le staking .
ETHE gère actuellement environ 4,82 milliards de dollars d’actifs nets, tandis que le Mini Trust détient 3,31 milliards de dollars [4]. Ces deux produits offrent une exposition spot au prix de l’Ether tout en générant désormais des récompenses de staking qui s’ajoutent à la valeur liquidative (NAV) des fonds .
Les deux ETFs fonctionnent sous le cadre réglementaire du Securities Act de 1933 plutôt que sous l’Investment Company Act de 1940, structure identique à celle utilisée pour les ETFs spot Bitcoin et Ethereum approuvés en 2024 . Cette distinction réglementaire est cruciale car elle offre plus de flexibilité opérationnelle que le cadre de 1940, notamment pour des activités comme le staking.
Le Grayscale Solana Trust (ticker OTC : GSOL), actuellement coté sur OTC Markets Group avec 122,5 millions de dollars d’actifs sous gestion, a également activé le staking . Ce produit offre aux investisseurs “l’un des seuls moyens d’accéder au staking SOL via un compte de courtage traditionnel” selon Grayscale .
Dans l’attente de l’approbation réglementaire pour sa conversion en ETP coté en bourse, GSOL devrait devenir “l’un des premiers ETPs Solana spot avec staking” une fois le feu vert obtenu de la SEC . Les analystes anticipent que la SEC approuvera plusieurs ETPs Solana dans les semaines à venir, créant une vague de produits similaires .
Grayscale a annoncé qu’elle stakera de manière passive via des dépositaires institutionnels et un réseau diversifié de fournisseurs de validateurs . Cette approche vise à réduire le risque de contrepartie unique tout en contribuant à sécuriser les protocoles sous-jacents et à soutenir la résilience réseau à long terme .
En pratique, les dépositaires tels que Coinbase Custody ou BitGo délèguent les actifs à des validateurs professionnels comme Kiln et Figment, qui ajoutent les récompenses directement à la valeur liquidative du fonds plutôt que de les distribuer séparément . Cette structure maintient l’efficacité fiscale en évitant les distributions imposables régulières.
Le staking au sein d’un produit coté en bourse diffère significativement de la participation on-chain directe. En raison du délai de retrait d’Ethereum (environ 27 heures minimum pour unstaker et récupérer les fonds), les émetteurs ne stakent généralement qu’une partie de leurs avoirs, conservant de la liquidité pour les rachats.
Cette configuration laisse les investisseurs avec un rendement effectif proche de 2% pour Ethereum, nettement inférieur aux 3-4% disponibles en staking direct . Pour Solana, où les périodes de unbonding sont plus courtes, les rendements devraient être plus proches des taux on-chain qui oscillent entre 5% et 8% selon les conditions réseau.
Les récompenses s’accumuleront différemment selon les produits : pour ETHE, les récompenses seront distribuées directement aux détenteurs, tandis que pour ETH et GSOL, elles seront intégrées dans le prix du fonds au fil du temps . Cette approche offre une flexibilité fiscale et opérationnelle adaptée aux préférences de différents types d’investisseurs.
Grayscale n’est techniquement pas le premier émetteur américain à offrir du staking dans des produits crypto, mais elle est la première à le faire via des ETPs spot sous le Securities Act de 1933 . Rex-Osprey avait lancé plus tôt en 2025 des ETFs avec staking, mais ceux-ci opèrent sous l’Investment Company Act de 1940, structure qui limite considérablement la façon dont ils peuvent investir et gérer les actifs .
La différence est significative : les produits sous le ’40 Act sont soumis à des restrictions strictes de diversification et de levier, et sont généralement structurés comme des mutual funds avec des contraintes opérationnelles importantes. Les grantor trusts de Grayscale sous le ’33 Act offrent une exposition plus directe aux actifs sous-jacents, sans les limitations du ’40 Act .
Cette structure rend les ETPs de Grayscale comparables aux ETFs spot Bitcoin et Ethereum approuvés en janvier et juillet 2024, qui ont collectivement attiré des dizaines de milliards de dollars d’investissements institutionnels. Le staking ajoute maintenant une dimension de génération de revenus à ces véhicules d’exposition pure au prix.
Le lancement de ces produits avec staking intervient après que la SEC ait approuvé en septembre 2025 des standards de cotation génériques pour les ETPs crypto, simplifiant considérablement le processus d’approbation . L’agence a également émis des directives confirmant que le staking ne viole pas les lois sur les valeurs mobilières, dissipant une incertitude majeure qui pesait sur l’industrie depuis des années .
La NYSE avait soumis une proposition à la SEC au nom de Grayscale plus tôt en 2025, cherchant à autoriser le staking au sein de ses ETFs Ethereum spot . Bien que certains analystes aient spéculé qu’il faudrait du temps à la SEC pour évaluer le staking pour les ETPs crypto, des discussions impliquant Solana-focused Jito et Multicoin Capital indiquaient que les régulateurs reconsidéraient déjà le staking pour Ethereum et potentiellement d’autres ETPs crypto .
Cette évolution réglementaire s’inscrit dans le contexte plus large de l’administration Trump, nettement plus favorable aux crypto-actifs que l’administration précédente. Paul Atkins, président de la SEC depuis janvier 2025, a adopté une approche pragmatique visant à faciliter l’innovation tout en maintenant la protection des investisseurs.
L’activation du staking sur GSOL prend un sens stratégique particulier alors que plusieurs émetteurs ont déposé des demandes d’ETPs Solana spot auprès de la SEC . Franklin Templeton, VanEck, 21Shares, Canary Capital et Bitwise figurent parmi les institutions ayant soumis des dossiers pour des produits Solana .
Les analystes s’attendent à ce que la SEC approuve plusieurs de ces produits dans les semaines ou mois à venir, créant un marché compétitif d’ETPs Solana . Grayscale, en activant le staking avant même la conversion officielle de GSOL en ETP coté, se positionne pour bénéficier d’un avantage de premier entrant lorsque ces approbations surviendront.
L’absence de staking a constitué un obstacle majeur à l’adoption institutionnelle des ETFs Ethereum depuis leur lancement en juillet 2024. Grayscale elle-même avait reconnu que cette limitation pénalisait la compétitivité de ses produits face à la détention directe d’Ether .
Les investisseurs institutionnels comparent systématiquement les rendements totaux (prix plus revenus) entre différentes classes d’actifs. Un Ethereum stakable générant 3-4% annuels contre 0% pour un ETF créait un désavantage compétitif significatif, particulièrement face à des alternatives comme les obligations d’État offrant des rendements sans risque de 4-5% .
L’activation du staking élimine cet écart, rendant les ETFs Ethereum compétitifs sur base de rendement total tout en maintenant les avantages de simplicité, de régulation et de fiscalité des véhicules d’investissement traditionnels . Cette évolution pourrait débloquer une nouvelle vague de capitaux institutionnels précédemment réticents face au rendement zéro.
Consciente que le staking reste un concept peu familier pour de nombreux investisseurs traditionnels, Grayscale a publié simultanément un rapport éducatif intitulé “Staking 101: Secure the Blockchain, Earn Rewards” . Ce document explique les mécanismes du staking, son importance pour la sécurité réseau, et comment les participants peuvent en bénéficier.
Cette initiative d’éducation s’inscrit dans l’engagement plus large de Grayscale envers la transparence, le reporting clair et les pratiques centrées sur l’investisseur . L’entreprise reconnaît que l’adoption massive nécessite non seulement des produits innovants, mais aussi une compréhension approfondie des risques et opportunités par les investisseurs finaux
Le rapport couvre des concepts techniques comme la validation des transactions, les périodes de unbonding, les risques de slashing (pénalités pour validation incorrecte), et les différences entre proof-of-stake et proof-of-work. Cette vulgarisation est essentielle pour démocratiser l’accès au staking auprès d’une audience non-technique.
Grayscale a clairement communiqué que “un investissement dans ETHE et ETH implique un risque significatif, incluant la perte possible du capital”. Le staking introduit des risques opérationnels et réseau supplémentaires au-delà de la simple volatilité des prix.
Les principaux risques incluent les pénalités de slashing si les validateurs se comportent de manière malveillante ou commettent des erreurs techniques, les risques de smart contract sur les protocoles de staking, les périodes de illiquidité durant le unbonding, et les risques de centralisation si les validateurs se concentrent excessivement .
Pour Solana spécifiquement, Grayscale avertit que “le protocole Solana a été conçu relativement récemment et ses mécanismes technologiques sous-jacents particuliers peuvent ne pas fonctionner comme prévu, ce qui pourrait avoir un impact négatif sur la valeur de SOL et un investissement dans GSOL” . Ces risques technologiques sont amplifiés par le fait que Solana a connu plusieurs pannes réseau majeures dans son histoire récente.
Les investisseurs doivent comprendre que ETHE et ETH ne sont pas enregistrés sous l’Investment Company Act de 1940 et ne bénéficient donc pas des mêmes régulations et protections que les ETFs et mutual funds traditionnels enregistrés sous cet acte .
Cette structure signifie que les produits échappent à certaines contraintes de diversification et de gouvernance imposées aux fonds traditionnels, mais aussi qu’ils ne bénéficient pas de certaines protections réglementaires. Grayscale précise clairement que “ETHE et ETH détiennent des actifs numériques ; cependant, un investissement dans ETHE et ETH n’est pas un investissement direct dans les actifs numériques” .
Cette distinction juridique est importante pour la fiscalité, les règles de comptabilité, et le traitement réglementaire. Les investisseurs institutionnels doivent consulter leurs conseillers juridiques et fiscaux pour comprendre les implications spécifiques à leur situation.
Grayscale a indiqué que “alors que l’écosystème des actifs numériques évolue, Grayscale prévoit d’étendre le staking à des produits supplémentaires tout en continuant à mener avec l’éducation, le reporting transparent, et des pratiques centrées sur l’investisseur” .
Cette déclaration suggère que d’autres produits du portfolio Grayscale pourraient recevoir des capacités de staking. Les candidats évidents incluent Polkadot (DOT), Cardano (ADA), et Cosmos (ATOM), toutes des blockchains proof-of-stake avec des mécanismes de staking établis que Grayscale offre déjà via des trusts OTC.
L’extension du staking à ces actifs transformerait progressivement l’ensemble du catalogue Grayscale en véhicules générateurs de revenus, augmentant l’attractivité relative de tous les produits. Cependant, chaque activation nécessitera probablement des discussions réglementaires et des ajustements opérationnels spécifiques.
Pour les investisseurs français et européens observant ces développements, le contraste avec la situation européenne est frappant. Alors que les États-Unis franchissent l’étape du staking institutionnel, l’Europe continue de débattre de la structure réglementaire optimale pour les ETPs crypto sous le cadre MiCA .
L’ESMA (Autorité européenne des marchés financiers) poursuit sa campagne pour centraliser la supervision crypto au niveau européen, arguant que la fragmentation actuelle entre 27 régulateurs nationaux crée des inefficacités . Pendant ce temps, les États-Unis, malgré leur réputation de complexité réglementaire, innovent plus rapidement sur des produits comme les ETPs avec staking.
Cette divergence soulève des questions sur la compétitivité relative des écosystèmes crypto américain et européen. Les investisseurs institutionnels européens cherchant une exposition au staking Ethereum ou Solana via des véhicules réglementés n’ont actuellement aucune option domestique comparable, créant potentiellement une fuite de capitaux vers les marchés américains.
L’innovation de Grayscale crée un précédent que les émetteurs européens pourraient chercher à reproduire. Des acteurs comme 21Shares (basé en Suisse), CoinShares (Jersey), ou Melanion Capital (France) pourraient développer des produits similaires adaptés au cadre réglementaire européen.
Cependant, les contraintes MiCA et les réglementations nationales sur les valeurs mobilières pourraient compliquer le déploiement de telles structures. L’AMF française, par exemple, maintient des standards stricts pour les produits financiers offerts aux investisseurs de détail, et le staking crypto introduit des complexités opérationnelles et de risque que les régulateurs européens pourraient juger problématiques.
Le lancement intervient à un moment politiquement significatif, quelques semaines avant les élections de mi-mandat américaines de novembre 2025. L’administration Trump a adopté une approche résolument pro-crypto, et les régulateurs ont progressivement assoupli leurs positions sur des innovations comme le staking dans les produits d’investissement .
Un changement de majorité au Congrès pourrait théoriquement modifier la dynamique réglementaire, bien que les analystes considèrent généralement que le soutien bipartisan aux crypto-actifs s’est considérablement renforcé depuis 2024. Le passage du GENIUS Act en juillet 2025, établissant un cadre fédéral pour les stablecoins avec un soutien bipartisan, témoigne de cette évolution .
Grayscale, en lançant ces produits maintenant, établit un fait accompli réglementaire difficile à inverser. Une fois que des milliards de dollars d’actifs institutionnels sont investis dans des structures avec staking, tout revirement réglementaire créerait des disruptions massives que les autorités hésiteraient à provoquer.
Les ETFs Ethereum spot ont collectivement attiré environ 10 milliards de dollars depuis leur lancement en juillet 2024, significativement moins que les 30+ milliards de dollars captés par les ETFs Bitcoin spot dans leurs premiers mois . L’absence de staking a été fréquemment citée comme facteur explicatif de cette sous-performance relative.
L’activation du staking pourrait catalyser une nouvelle vague d’investissements institutionnels dans ETHE et ETH. Les family offices, gestionnaires de patrimoine, et allocateurs institutionnels qui hésitaient face au rendement nul disposent maintenant d’un argument de rendement total comparable à d’autres classes d’actifs.
Pour GSOL et les futurs ETPs Solana, le timing est potentiellement optimal. Le lancement avec staking dès le début, plutôt que comme ajout ultérieur, offre un avantage compétitif immédiat. Si GSOL obtient son approbation d’uplisting en ETP coté, elle pourrait capter une part disproportionnée des flux initiaux vers les produits Solana grâce à cette différenciation.
L’initiative de Grayscale ouvre probablement les vannes pour une vague d’innovations similaires par d’autres émetteurs. BlackRock, Fidelity, VanEck, et d’autres gestionnaires majeurs d’ETFs crypto évaluent certainement comment ajouter le staking à leurs propres produits Ethereum et Solana.
La compétition sur les rendements de staking pourrait devenir un différenciateur clé entre émetteurs. Les gestionnaires capables de négocier de meilleures conditions avec les validateurs, d’optimiser l’allocation entre actifs stakés et liquidité, et de minimiser les frais opérationnels généreront des rendements nets supérieurs pour leurs investisseurs.
Cette dynamique compétitive bénéficiera ultimement aux investisseurs finaux, qui verront les rendements de staking institutionnels se rapprocher progressivement des taux on-chain directs à mesure que l’efficacité opérationnelle s’améliore et que les économies d’échelle se matérialisent.
Le 6 octobre 2025 marque ainsi un moment charnière dans l’évolution des produits d’investissement crypto, transformant les ETPs d’instruments d’exposition pure au prix en véhicules générateurs de revenus capables de rivaliser avec les classes d’actifs traditionnelles sur base de rendement total. Pour les investisseurs français et internationaux suivant l’espace crypto, cette innovation américaine établit un nouveau standard que les marchés européens devront éventuellement égaler pour rester compétitifs dans l’attraction des capitaux institutionnels globaux.
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