Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
La Suisse enquête sur les jetons “Right-to-Buy” de la FIFA pour la Coupe du Monde 2026 afin de déterminer s’ils relèvent du jeu d’argent ou constituent des droits d’achat conditionnels — implications majeures pour SportFi et MiCA.

L’autorité suisse de surveillance des jeux d’argent Gespa a lancé une enquête préliminaire sur les jetons “Right-to-Buy” de la FIFA pour la Coupe du Monde 2026, soulevant la question cruciale de savoir si ces actifs numériques relèvent de la législation sur les jeux de hasard ou constituent simplement des droits d’achat conditionnels .
L’enquête, rapportée pour la première fois par Bloomberg le 6 octobre 2025, n’en est qu’à ses débuts et ne fait état d’aucun acte répréhensible de la part de la FIFA . Manuel Richard, directeur de Gespa, a confirmé que le régulateur se trouve actuellement en phase de collecte d’informations et n’a reçu aucune plainte formelle .
Gespa, qui supervise également les loteries et les paris sportifs en Suisse, examine la nature exacte des jetons “Right-to-Buy” (RTB) vendus par la FIFA sur sa plateforme collect.fifa.com . L’évaluation interne initiale du régulateur suggère que l’offre “pourrait être pertinente au regard de la législation sur les jeux d’argent”, motivant une recherche de faits plus approfondie .
Commercialisés sous forme de tokens non fongibles (NFT), les jetons RTB de la FIFA ne sont pas des billets en tant que tels, mais offrent aux détenteurs une fenêtre d’achat garantie, à valeur nominale, si leur équipe sélectionnée se qualifie pour une étape donnée du tournoi .
Le mécanisme est le suivant : un acheteur peut acquérir, par exemple, un “jeton Droit à la Finale : Angleterre” pour 999 dollars. Si l’Angleterre se qualifie pour la finale de la Coupe du Monde 2026, le détenteur du jeton obtient le droit exclusif d’acheter un billet pour ce match spécifique à sa valeur faciale, avant même que l’emplacement des sièges ou le prix final du billet ne soient déterminés .
Les prix des jetons varient considérablement selon la probabilité de qualification de chaque équipe, de 299 dollars pour les outsiders à 999 dollars pour les favoris du tournoi comme le Brésil, l’Argentine et l’Angleterre . Cette tarification différenciée reflète essentiellement les cotes implicites de réussite de chaque équipe, créant une structure qui ressemble à celle des paris sportifs.
De nombreux jetons sont déjà épuisés, témoignant de l’appétit des supporters pour ce système innovant . La FIFA aurait généré environ 15 millions de dollars grâce à la vente de ces tokens depuis leur lancement .
Le cœur de l’enquête de Gespa porte sur une question juridique complexe : ces jetons constituent-ils une forme de jeu d’argent ou représentent-ils simplement la vente d’un droit potentiel d’acheter des billets ?
Plusieurs caractéristiques des jetons RTB créent une zone grise réglementaire troublante. Premièrement, l’achat comporte un élément d’aléa significatif : le détenteur d’un jeton “Droit à la Finale : Angleterre” ne pourra exercer son droit que si l’Angleterre atteint effectivement la finale, événement incertain dépendant de nombreux matchs à venir. Si l’Angleterre est éliminée en quarts de finale, le jeton devient sans valeur.
Deuxièmement, les jetons sont négociables sur les marchés secondaires [3]. Cette caractéristique transforme ce qui pourrait être considéré comme un simple droit d’accès en un instrument financier spéculatif. Un investisseur pourrait acheter un jeton “Droit à la Finale : Angleterre” à 999 dollars, puis le revendre 2000 dollars si l’Angleterre performe bien durant le tournoi, réalisant ainsi un profit substantiel sans jamais avoir l’intention d’assister au match.
Troisièmement, la tarification différenciée selon les équipes introduit explicitement une composante probabiliste dans le produit. En facturant 999 dollars pour un jeton lié à l’Angleterre mais seulement 299 dollars pour un outsider comme le Panama, la FIFA reconnaît implicitement qu’elle vend un produit dont la valeur dépend fondamentalement d’un résultat sportif incertain.
Manuel Richard a souligné que la décision de classification dépendra de l’analyse juridique approfondie de ces caractéristiques . La législation suisse sur les jeux d’argent définit strictement les activités nécessitant une licence, et une requalification des jetons RTB en produits de jeu pourrait avoir des conséquences réglementaires majeures pour la FIFA.
La FIFA a lancé ce programme pour la première fois lors de la finale de la Coupe du Monde 2024, offrant alors 1000 jetons liés à différentes équipes nationales . Cette phase pilote a permis de tester le concept et d’identifier les ajustements nécessaires avant le déploiement à grande échelle prévu pour la Coupe du Monde 2026.
L’édition 2026, programmée du 8 juin au 3 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique, constitue un enjeu financier colossal pour la FIFA . L’organisation prévoit de générer 11 milliards de dollars de revenus entre 2023 et 2026, et la billetterie représente traditionnellement une part substantielle de ces revenus. À titre de comparaison, la billetterie de la Coupe du Monde 2022 au Qatar avait généré plus de 500 millions de dollars .
La FIFA a développé ce programme pour répondre à une demande écrasante : lors de la Coupe du Monde 2022, 3,4 millions de billets étaient disponibles, mais 23 millions ont été demandés . Cette pression massive crée une dynamique où les supporters sont prêts à payer des primes substantielles pour sécuriser leur accès, justifiant économiquement l’introduction de mécanismes comme les jetons RTB.
Les jetons RTB visent à créer un moyen plus prévisible et transparent pour les fans de sécuriser l’accès aux meilleurs matchs tout en générant des revenus supplémentaires pour la FIFA avant même que les billets physiques ne soient mis en vente .
L’infrastructure Web3 de la FIFA est propulsée par Modex, qui gère la place de marché native FIFA Collect . Cette plateforme a connu une transformation technique majeure en mai 2025 lorsque la FIFA a officiellement migré son écosystème NFT de la blockchain Algorand vers Avalanche, mettant fin à un partenariat qui durait depuis plusieurs années .
Francesco Abbate, PDG de Modex et de FIFA Collect, a expliqué que la pile AvaCloud compatible EVM d’Avalanche permet une meilleure intégration avec les portefeuilles numériques populaires comme MetaMask et d’autres applications décentralisées . Cette compatibilité EVM (Ethereum Virtual Machine) facilite l’adoption par les utilisateurs déjà familiers avec l’écosystème Ethereum.
La décision inclut également le déploiement d’un sous-réseau Avalanche dédié conçu spécifiquement pour gérer les pics de trafic importants autour des tournois mondiaux . Cette infrastructure dédiée vise à éviter les congestions et les frais de transaction excessifs qui ont affecté d’autres projets NFT lors de lancements à forte demande.
Cette migration s’inscrit dans une tendance plus large des grandes organisations migrant vers des blockchains Layer-1 offrant de meilleures performances et une meilleure évolutivité pour gérer plus de cinq milliards de fans potentiels à travers le monde .
Au-delà des billets tokenisés, la FIFA a adopté les jeux NFT avec son application mobile “FIFA Rivals”, développée en partenariat avec Mythical Games . Cette application permet aux utilisateurs de gérer leurs propres clubs virtuels et d’échanger des cartes de joueurs sur la blockchain, créant un écosystème de gaming où les actifs numériques ont une valeur réelle et une portabilité entre plateformes.
FIFA Rivals représente l’entrée de la FIFA dans le secteur lucratif du gaming play-to-earn, où les joueurs peuvent potentiellement monétiser leur temps passé dans le jeu en acquérant et revendant des cartes de joueurs rares. Ce modèle économique a prouvé son potentiel avec des exemples comme Axie Infinity durant le cycle haussier 2021, même si la durabilité de ces économies virtuelles reste débattue.
Les actifs numériques de la FIFA couvrent désormais trois catégories distinctes : les objets de collection (NFTs commémoratifs de moments historiques), les droits d’accès (jetons RTB pour billets), et les jeux Web3 (FIFA Rivals) . Cette diversification crée un écosystème complet visant à capturer de la valeur à différentes étapes de l’engagement des supporters.
La décision de la FIFA d’établir son infrastructure blockchain s’inscrit dans une tendance croissante parmi les organisations sportives traditionnelles qui se tournent vers le Web3 pour approfondir l’engagement des fans et explorer de nouveaux modèles de revenus .
En 2021, l’initiative Top Shot de la NBA, menée en collaboration avec Dapper Labs, a démontré la viabilité des objets de collection numériques à grande échelle . Le projet a généré des centaines de millions de dollars de volume de transactions durant le pic du marché NFT en 2021-2022, prouvant qu’il existait une demande massive pour des moments sportifs tokenisés.
D’autres ligues majeures, dont la NFL (National Football League) et la MLB (Major League Baseball), ont également lancé divers projets basés sur les NFT . Cependant, le marché des NFT sportifs a considérablement ralenti depuis son pic de 2021-2022, créant des questions sur la viabilité à long terme de ces initiatives.
Malgré ce ralentissement général du marché NFT, la FIFA a poursuivi son expansion agressive dans ce secteur . L’organisation parie que son audience mondiale de plus de 5 milliards de fans, combinée à l’attrait unique de la Coupe du Monde, créera une demande soutenue pour ses actifs numériques même dans un environnement de marché moins favorable.
Des plateformes comme Chiliz Chain, qui hébergent les fan tokens de nombreux clubs de football européens, ont démontré que les actifs numériques liés au sport peuvent générer une fidélité mesurable et un engagement continu des supporters . Ces fan tokens permettent aux détenteurs de voter sur certaines décisions de leur club, d’accéder à des contenus exclusifs et de bénéficier d’avantages VIP.
La Coupe du Monde 2026 s’annonce comme un catalyseur majeur pour la narrative SportFi (Sport Finance), attirant l’attention mondiale sur les actifs numériques liés au football . Selon Google Trends, la Coupe du Monde 2022 au Qatar avait enregistré une augmentation spectaculaire des recherches liées à l’événement, avec plus de 5 milliards de personnes suivant le tournoi sur différentes plateformes .
L’édition 2026 suscite des attentes encore plus élevées, notamment parce qu’elle se déroulera sur trois pays (États-Unis, Canada, Mexique) avec une infrastructure médiatique considérable . Cette ampleur d’attention mondiale n’est pas seulement culturellement significative, elle a aussi un impact direct sur les marchés financiers et crypto.
Certains fan tokens ont déjà commencé à montrer de la vigueur en anticipation du tournoi. Le token $ASR (AS Roma), par exemple, a gagné plus de 400% depuis avril 2025, démontrant le potentiel d’appréciation des actifs liés aux clubs participants . Cette surperformance souligne comment les événements sportifs prévisibles créent des opportunités d’investissement thématiques.
Malgré ce potentiel, le marché des fan tokens reste sous-représenté, ne représentant que 0,007% de la capitalisation totale du marché crypto de 3,92 billions de dollars . Cette sous-valorisation relative pourrait offrir une opportunité d’asymétrie haussière pour les investisseurs cherchant une exposition ciblée à une thématique de niche fondamentalement soutenue par les cycles d’attention mondiale.
Cependant, le marché des fan tokens reste sous-représenté, ne représentant que 0,007% de la capitalisation totale du marché crypto de 3,92 billions de dollars . Cette sous-valorisation relative pourrait offrir une opportunité d’asymétrie haussière pour les investisseurs cherchant une exposition ciblée à une thématique de niche fondamentalement soutenue par les cycles d’attention mondiale.
L’enquête préliminaire menée par Gespa introduit une incertitude significative sur le marché naissant des jetons de fans basés sur la blockchain et des solutions de billetterie Web3 . Une conclusion selon laquelle les jetons RTB de la FIFA constituent du gambling pourrait établir un précédent pour une surveillance réglementaire plus stricte à l’échelle mondiale, particulièrement pour les produits crypto associés à des événements sportifs internationaux de premier plan.
Ce scrutin accru pourrait entraîner une approche plus prudente de la part des organisations sportives envisageant des initiatives blockchain similaires, impactant potentiellement l’adoption plus large des technologies Web3 dans le sport . La capacité de ces jetons à être négociés sur les marchés secondaires, associée à leur utilité conditionnelle, crée un instrument financier complexe qui remet en question les cadres réglementaires existants conçus pour les jeux d’argent traditionnels ou la vente de billets.
Pour le contexte européen, cette enquête intervient alors que MiCA (Markets in Crypto-Assets) entre progressivement en vigueur . Le règlement européen vise à standardiser la régulation des actifs numériques à travers l’UE, mais les NFTs utilitaires comme les jetons RTB occupent une zone grise dans ce cadre réglementaire. Gespa cherche justement à clarifier si ces produits relèvent du droit suisse sur les jeux d’argent ou s’ils peuvent être traités comme de simples actifs numériques sous MiCA.
Pour les organisations sportives françaises observant attentivement l’évolution de la FIFA dans le Web3, l’enquête suisse constitue un signal d’alerte important. La Ligue 1 et les grands clubs français comme le PSG, l’OM ou l’OL explorent activement les fan tokens et autres initiatives blockchain pour diversifier leurs revenus et engager leurs supporters numériquement.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) française suit de près ces développements, notamment dans le contexte de MiCA dont l’application complète est prévue pour 2025. Les clubs français devront s’assurer que leurs initiatives Web3 respectent non seulement la réglementation crypto européenne, mais aussi potentiellement les législations nationales sur les jeux d’argent si leurs produits comportent des éléments d’aléa similaires aux jetons RTB de la FIFA.
La Fédération française de football (FFF), qui pourrait être tentée de reproduire le modèle FIFA pour des compétitions nationales ou pour la participation de l’équipe de France à la Coupe du Monde 2026, devra analyser attentivement les conclusions de l’enquête Gespa avant de lancer ses propres initiatives de billetterie blockchain.
Au-delà de la classification juridique, Gespa examine également la conformité du dispositif de la FIFA avec le droit suisse en matière de lutte contre le blanchiment d’argent et de protection des consommateurs . Ces dimensions sont particulièrement critiques dans l’écosystème crypto, où l’anonymat relatif des transactions blockchain facilite potentiellement les activités illicites.
La FIFA aurait mandaté un prestataire spécialisé (Modex) pour une solution visant la traçabilité et la réduction de la fraude . Le système envisagé repose sur des jetons numériques uniques (NFT) pour authentifier chaque billet et encadrer strictement la revente. Les autorités cherchent à prévenir tout détournement vers des jeux d’argent non autorisés ou une spéculation excessive qui pourrait nuire aux supporters légitimes cherchant simplement à assister aux matchs.
Cette préoccupation est légitime : si les jetons RTB deviennent principalement des instruments spéculatifs négociés par des investisseurs sans intention réelle d’assister aux matchs, ils s’éloignent de leur objectif déclaré d’améliorer l’accès des fans à la billetterie et deviennent de facto des produits financiers dérivés basés sur les performances sportives.
La Coupe du Monde 2026 devrait générer 11 milliards de dollars de revenus pour la FIFA entre 2023 et 2026, faisant de cet événement l’un des plus lucratifs de l’histoire du sport. Dans ce contexte, les 15 millions de dollars déjà générés par la vente de jetons RTB peuvent sembler modestes, mais ils représentent une source de revenus entièrement nouvelle que la FIFA peut développer sans cannibaliser ses flux traditionnels.
Si le modèle prouve son succès et survit au scrutin réglementaire, la FIFA pourrait l’étendre à d’autres compétitions (qualifications, Coupe du Monde des clubs, compétitions de jeunes) et potentiellement licencier la technologie à d’autres organisations sportives. Les enjeux dépassent donc largement les 15 millions initiaux, ouvrant potentiellement un nouveau segment de marché de plusieurs centaines de millions de dollars.
Cependant, une requalification des jetons RTB en produits de jeu par Gespa pourrait compromettre cette vision, forçant la FIFA à restructurer complètement son programme ou à renoncer à certains marchés réglementés strictement. La Suisse, bien que petit pays, héberge le siège de la FIFA à Zurich, donnant à Gespa une influence disproportionnée sur les pratiques de l’organisation.
L’enquête de Gespa intervient également dans un contexte historique sensible pour la FIFA, dont la réputation a été sévèrement écornée par les scandals de corruption des années 2010. Les autorités suisses avaient déjà enquêté sur 152 transactions suspectes liées à l’attribution des Coupes du Monde 2018 et 2022 .
Dans ce contexte, toute zone d’ombre réglementaire ou pratique potentiellement problématique fait l’objet d’un scrutin particulièrement attentif. La FIFA a tout intérêt à coopérer pleinement avec Gespa et à démontrer que ses initiatives Web3 respectent scrupuleusement toutes les réglementations applicables pour éviter de raviver les critiques sur sa gouvernance.
Manuel Richard a souligné que l’enquête n’a reçu aucune plainte formelle et que la FIFA n’est accusée d’aucune faute à ce stade . L’approche prudente de Gespa vise essentiellement à clarifier le cadre juridique applicable avant que le programme ne prenne une ampleur massive pour 2026, permettant des ajustements préventifs si nécessaire.
Si Gespa conclut que les jetons RTB constituent effectivement du gambling sous le droit suisse, la FIFA dispose de plusieurs options pour préserver l’essence de son innovation tout en se conformant à la réglementation.
Une première option consisterait à éliminer la négociabilité secondaire des jetons, les transformant en droits d’achat personnels non transférables. Cette modification supprimerait l’élément spéculatif qui les rapproche des instruments financiers dérivés.
Une deuxième option serait d’uniformiser les prix de tous les jetons RTB indépendamment de l’équipe choisie, éliminant ainsi la tarification probabiliste qui reflète implicitement des cotes de paris. Tous les jetons coûteraient par exemple 500 dollars, que le supporter choisisse le Brésil ou le Panama.
Une troisième option, plus radicale, consisterait à abandonner le modèle conditionnel et à vendre directement des billets pour des matchs spécifiques via blockchain, utilisant les NFTs uniquement comme mécanisme d’authentification anti-fraude plutôt que comme droit d’achat conditionnel.
Pour les acteurs crypto français et les investisseurs dans les fan tokens, l’enquête Gespa constitue un test important pour la viabilité réglementaire du secteur SportFi. Une conclusion favorable (les jetons RTB ne sont pas du gambling) validerait ce modèle économique et pourrait encourager une adoption plus large par d’autres organisations sportives européennes.
Une conclusion défavorable créerait au contraire un précédent restrictif, forçant le secteur à repenser fondamentalement ses produits pour éviter toute caractéristique pouvant les faire basculer dans la catégorie des jeux d’argent réglementés. Les startups françaises développant des solutions Web3 pour le sport devront suivre attentivement les conclusions de Gespa pour adapter leurs roadmaps produit en conséquence.
Dans tous les cas, l’initiative de la FIFA démontre que les plus grandes organisations sportives mondiales considèrent désormais la blockchain comme une infrastructure stratégique pour l’engagement des supporters et la génération de revenus. Malgré le ralentissement général du marché NFT depuis 2022, les use cases utilitaires liés au sport réel continuent d’attirer des investissements et de l’innovation, suggérant une maturité croissante du secteur au-delà de la spéculation pure.
Le verdict de Gespa, attendu dans les prochains mois, constituera un moment charnière pour définir les contours réglementaires du Web3 sportif en Europe, avec des implications dépassant largement les frontières suisses dans un contexte d’harmonisation réglementaire européenne via MiCA.
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