En France, les agressions violentes liées aux cryptomonnaies explosent depuis le début 2025.

Depuis janvier 2025, la France connaît une augmentation alarmante des enlèvements et séquestrations directement liés aux cryptomonnaies. Ces crimes violents ciblent spécifiquement les détenteurs de crypto-actifs, transformant la possession de Bitcoin ou d'autres tokens en facteur de risque réel. Les victimes sont séquestrées pour forcer l'accès à leurs portefeuilles numériques, créant une nouvelle forme de criminalité organisée.
Les chiffres reflètent une tendance préoccupante : plusieurs dizaines de cas ont été signalés aux autorités françaises en quelques semaines seulement. Ces incidents ne sont plus anecdotiques mais constituent une véritable vague criminelle. Les enlèvements durent parfois plusieurs jours, les criminels forçant les victimes à effectuer des transferts de fonds sous la menace.
Plusieurs éléments structurels expliquent cette explosion criminelle. D'abord, l'anonymat relatif des transactions crypto attire les criminels : contrairement aux virements bancaires, les mouvements de cryptomonnaies sont plus difficiles à tracer pour les autorités. Les braqueurs savent qu'une fois les fonds transférés, la récupération devient quasi impossible.
Deuxièmement, la visibilité accrue des fortunes crypto en France joue un rôle majeur. Les réseaux sociaux, les podcasts crypto et les médias spécialisés publicisent les success stories de jeunes millionnaires. Cette exposition crée une cible visible : les criminels identifient facilement les détenteurs potentiels de crypto-actifs importants.
Troisièmement, l'absence de protection bancaire distingue les cryptomonnaies des comptes traditionnels. Contrairement aux dépôts bancaires assurés par le fonds de garantie, les portefeuilles crypto n'offrent aucune protection légale en cas de vol ou d'extorsion. Cette vulnérabilité est bien connue des malfaiteurs.
Enfin, l'accessibilité croissante des crypto-actifs élargit le vivier de victimes potentielles. Avec des applications mobiles simples d'utilisation et des échanges décentralisés, même des investisseurs novices détiennent désormais des sommes importantes. Les criminels exploitent cette démocratisation.
Les profils des victimes varient : jeunes traders amateurs, entrepreneurs crypto, investisseurs institutionnels discrets. Aucun profil n'échappe à cette criminalité nouvelle. Les gangs organisés se spécialisent progressivement dans ces enlèvements, créant des réseaux dédiés à l'extorsion crypto.
Cette vague d'enlèvements crée un climat de peur dans l'écosystème crypto français. Les détenteurs de cryptomonnaies modifient leurs comportements : discrétion accrue, refus de parler publiquement de leurs portefeuilles, installation de systèmes de sécurité renforcés. Certains quittent même la France par crainte pour leur sécurité.
L'impact économique est également mesurable. Les investisseurs institutionnels hésitent à s'implanter en France, craignant pour la sécurité de leurs équipes. Les startups crypto françaises font face à des difficultés de recrutement, les talents préférant des pays perçus comme plus sûrs.
Les autorités françaises réagissent progressivement. La police judiciaire a créé des cellules spécialisées dans la criminalité crypto. Des enquêtes sont ouvertes, mais la nature décentralisée des cryptomonnaies complique les investigations. Les criminels opèrent souvent depuis l'étranger, rendant les poursuites difficiles.
Des recommandations de sécurité émergent : utilisation de portefeuilles froids (offline), dissimulation des avoirs, refus de parler de ses positions en ligne. Les experts recommandent également une meilleure coopération entre les plateformes d'échange et les forces de l'ordre pour identifier les transferts suspects.
À moyen terme, cette criminalité pourrait accélérer la régulation des cryptomonnaies en France. Les politiques pourraient imposer des obligations de déclaration des portefeuilles importants ou des restrictions sur les transferts anonymes. Le secteur crypto français traverse une période critique où sécurité et liberté financière entrent en tension directe.