Bitcoin, un enjeu politique selon le professeur Rolland
Le Dr. Maël Rolland, pionnier de l'enseignement sur Bitcoin, analyse sa dimension politique comme une réponse à la centralisation du pouvoir monétaire des États.
La sénatrice Elizabeth Warren exige des réponses du ministère de la Justice sur ses liens avec Binance, soupçonnant un conflit d’intérêts avec l’administration Trump. Une affaire qui révèle les tensions de la nouvelle ère pro-crypto.

Pourquoi cet article révèle un conflit d’intérêts majeur au sommet de l’État américain : La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, connue pour son scepticisme envers les cryptos, vient de lancer une nouvelle offensive. Sa cible ? Les liens troubles entre l’administration Trump, la famille du président et Binance, le plus grand exchange crypto au monde. Au cœur de ses préoccupations : un accord judiciaire historique, un investissement de 2 milliards de dollars et des soupçons de conflits d’intérêts qui pourraient redéfinir les règles du jeu pour l’ensemble de l’industrie.
La sénatrice démocrate Elizabeth Warren, figure de proue de la critique des cryptomonnaies au Congrès américain, a intensifié ses attaques contre l’administration Trump et Binance, le géant mondial des exchanges crypto. Dans une nouvelle lettre adressée à la procureure générale Pam Bondi, elle exige des réponses sur ce qu’elle perçoit comme un potentiel conflit d’intérêts et un laxisme réglementaire inquiétant .
Pour comprendre l’offensive de Warren, il faut remonter à novembre 2023. Sous l’administration Biden, Binance avait plaidé coupable de violations graves de la loi sur le secret bancaire. Le ministère de la Justice (DOJ) avait conclu que la plateforme avait “permis à de l’argent de circuler vers des terroristes, des cybercriminels et des abuseurs d’enfants” .
La sanction fut sans précédent :
Alors que l’administration Trump a adopté une posture très favorable aux cryptomonnaies depuis son arrivée au pouvoir, la sénatrice s’inquiète de voir les termes de cet accord historique potentiellement affaiblis. Ses soupçons se concentrent sur deux points majeurs .
Des rapports récents de Bloomberg indiquent que Binance serait en négociation avec le DOJ pour mettre fin à la surveillance par un moniteur externe, une condition essentielle de l’accord de 2023 . Pour Warren, supprimer ce garde-fou alors que l’exchange a un lourd passif serait un signal extrêmement préoccupant.
Le cœur du problème réside dans les liens financiers entre Binance et la famille Trump. World Liberty Financial (WLF), une société DeFi gérée par les fils du président, est au centre de l’attention. Un fonds d’Abu Dhabi a investi 2 milliards de dollars dans Binance via le stablecoin USD1 de WLF .
Comme l’a souligné un article du New Yorker, cette transaction donne à Binance un levier financier considérable sur la famille Trump :
“Binance déterminera désormais quand encaisser les 2 milliards de dollars en stablecoins… cela donne à CZ un levier sur les Trump” .
Dans sa lettre au DOJ, Elizabeth Warren dénonce le manque de réponses à ses questions initiales posées en mai. Elle demande à nouveau des “réponses significatives” d’ici le 1er octobre sur :
“Ces rapports rendent plus important que jamais que le public comprenne les interactions de l’administration Trump avec Binance et ses employés”, écrit-elle .
L’offensive d’Elizabeth Warren met en lumière les tensions et les paradoxes de la nouvelle ère pro-crypto de l’administration Trump. D’un côté, une volonté politique de faire des États-Unis un leader mondial de l’innovation financière. De l’autre, des soupçons de conflits d’intérêts qui brouillent les lignes entre les affaires personnelles du président et la politique réglementaire du pays.
Alors que l’administration Trump a déjà commencé à démanteler l’approche répressive de l’ère précédente, cette affaire soulève une question fondamentale : la nouvelle politique pro-crypto est-elle guidée par l’intérêt général et l’innovation, ou par les liens financiers entre le pouvoir politique et les géants de l’industrie ? La réponse à cette question déterminera la crédibilité et la durabilité du nouveau cadre réglementaire américain pour les années à venir.
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