ING Deutschland lance les ETP Bitcoin, Ether et Solana
ING Deutschland, la plus grande banque de détail allemande, permet désormais à ses clients d'investir dans des ETP sur Bitcoin, Ether et Solana via leur.
Andrew Kang critique violemment la thèse haussière de Tom Lee sur Ethereum, la qualifiant de “financièrement illettrée”. Analyse complète de ce débat d’experts qui divise la crypto.

Une polémique majeure secoue l’écosystème crypto avec la critique acerbe d’Andrew Kang, fondateur de Mechanism Capital, contre la thèse haussière de Tom Lee sur Ethereum . Dans un thread Twitter incendiaire, Kang qualifie les arguments de Lee de “combinaison la plus stupide d’arguments financièrement illettrés” vus chez un analyste réputé .
Tom Lee, co-fondateur de Fundstrat et président de BitMine, avait fait sensation lors de la Korea Blockchain Week 2025 en prédisant qu’Ethereum pourrait atteindre 12 000 à 15 000 dollars d’ici fin 2025, voire 62 000 dollars d’ici 2035 . Sa thèse repose sur cinq piliers que Kang déconstruit méthodiquement .
Lee décrit Ethereum comme une “blockchain véritablement neutre” qui sera favorisée par Wall Street et la Maison Blanche, positionnant ETH comme l’infrastructure de choix pour la finance traditionnelle . Il évoque un “super cycle” de 10 à 15 ans porté par l’adoption institutionnelle et la tokenisation des actifs .
Le cas de BitMine illustre la conviction de Lee : la société a vu sa capitalisation exploser de 37,6 millions à 9,45 milliards de dollars depuis son pivot vers un modèle de trésorerie Ethereum . BitMine détient désormais 2,15 millions d’ETH, en faisant la plus grande trésorerie Ethereum au monde .
Cette stratégie reprend le modèle MicroStrategy pour Bitcoin, où les entreprises utilisent leurs actions comme levier pour amplifier l’exposition aux cryptomonnaies .
Kang attaque frontalement l’argument des stablecoins et actifs tokenisés . Malgré une multiplication par 100 à 1000 des volumes de stablecoins et actifs tokenisés depuis 2020, les frais de transaction Ethereum restent “pratiquement au même niveau qu’en 2020” .
Il identifie trois causes : les améliorations réseau rendent les transactions plus efficaces, l’activité migre vers d’autres blockchains (Solana, Arbitrum), et la tokenisation d’actifs à faible vélocité génère peu de frais . Son exemple est frappant : “Une obligation de 100 millions de dollars tokenisée et échangée tous les deux ans génère 0,10$ de frais pour ETH, moins qu’un seul USDT” .
L’argument de Lee comparant Ethereum au “pétrole numérique” est qualifié de contre-productif par Kang . “Le pétrole est une matière première dont les prix réels, corrigés de l’inflation, évoluent dans la même fourchette depuis plus d’un siècle” .
Pour Kang, si Ethereum est effectivement une matière première, “ce n’est pas une perspective haussière” mais plutôt une indication de stabilité de prix à long terme avec des pics périodiques qui s’inversent .
Kang pose des questions directes qui révèlent les failles de l’argument institutionnel:
Cette analogie pratique démontre que l’utilisation d’une infrastructure ne nécessite pas forcément la détention de l’actif sous-jacent .
Contrairement à l’optimisme technique de Lee, Kang observe qu’Ethereum “se situe dans une fourchette pluriannuelle” similaire au pétrole brut des trois dernières décennies . Plus préoccupant, ETH a “récemment atteint le sommet de cette fourchette, sans parvenir à franchir la résistance” .
Les données actuelles confirment cette analyse : ETH trade à 4 006 dollars, en baisse de 3,55% avec un plus haut annuel à 4 954 dollars non dépassé . La moyenne mobile 200 jours à 2 901 dollars montre une volatilité importante sans tendance claire .
L’analyse du ratio ETH/BTC par Kang révèle une “tendance baissière ces dernières années” malgré “un récent rebond sur un support à long terme” . Cette sous-performance relative reflète selon lui “la saturation du marché Ethereum et des fondamentaux qui ne justifient pas une hausse de valorisation” .
Le débat Kang-Lee illustre la polarisation extrême des perspectives sur Ethereum . D’un côté, Lee voit une transformation fondamentale de la finance avec Ethereum comme infrastructure centrale. De l’autre, Kang identifie une bulle spéculative basée sur des fondamentaux insuffisants .
Cette divergence rappelle les débats historiques sur l’évaluation d’actifs technologiques émergents, où l’enthousiasme et le scepticisme s’affrontent avec des arguments légitimes de chaque côté .
Kang souligne que “la valorisation d’Ethereum découle principalement de son manque de connaissances financières” mais reconnaît que “cela peut engendrer une capitalisation boursière conséquente” . Cette observation pragmatique reconnaît que les marchés peuvent rester irrationnels plus longtemps que les investisseurs ne peuvent rester solvables.
Cette controverse force l’écosystème crypto à examiner plus rigoureusement les mécanismes de création de valeur d’Ethereum . Les arguments de Kang sur la migration de l’activité vers d’autres blockchains et la faible génération de frais par les RWA méritent une analyse empirique approfondie.
Les données futures sur l’évolution des frais Ethereum, l’adoption institutionnelle réelle et les volumes multi-chaînes fourniront des éléments factuels pour trancher ce débat .
Pour les investisseurs, cette polémique souligne l’importance de diversifier les approches d’analyse . Les arguments techniques de Kang sur les ranges de prix et la sous-performance relative offrent une perspective complémentaire aux thèses narratives optimistes de Lee.
Le débat Kang-Lee transcende une simple querelle d’experts pour révéler les défis fondamentaux de valorisation d’Ethereum dans un écosystème crypto en rapide évolution . Alors que Lee mise sur une transformation institutionnelle massive, Kang privilégie une analyse factuelle des flux économiques réels.
Cette confrontation intellectuelle, bien que parfois virulente, enrichit ultimement la compréhension collective des mécanismes de valorisation crypto et force une approche plus rigoureuse de l’analyse fondamentale . Les prochains mois fourniront les données empiriques nécessaires pour valider ou infirmer ces thèses antagonistes.
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